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Trophées Kora: Trois burkinabè nominés

 

Trophées Kora: Trois burkinabè nominés

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Ernest Adjovi
C’est Amity Meria, Smockey et Kisito qui vont représenter le Burkina aux 11e Kora, les trophées de la musique africaine prévus pour se tenir en avril 2009 au Nigeria. Ces trois mousquetaires burkinabè sont en effet nominés pour les catégories de la meilleure artiste, du meilleur artiste Hip Hop et du meilleur artiste reggae d'Afrique de l'Ouest.

Initialement, l’évènement devait se tenir en décembre 2008. Mais pour des raisons pratiques, Ernest Adjovi, le concepteur, et son équipe ont préféré le repousser de quelques mois.

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Amety Meria
D’ores et déjà, les nominés se préparent. Des spots vidéo appelant le public à voter pour le candidat de son choix ont même déjà été enregistrés à Cotonou. «Dès janvier prochain, ces spots passeront sur les chaînes de télévision. Une somme de un million de dollars est prévue pour le candidat qui aura engrangé le plus de voix», confie Djibril Barro, le manager de Amity Meria.

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Smokey
Smockey, nominé dans la catégorie du meilleur artiste d’Afrique de l’Ouest, n’est pas encore sûr de se rendre aux Kora. L’artiste est plutôt préoccupé par l’enregistrement de l’album de  Eudoxie, une lauréate du concours national de chant Faso académie. S’il se dit flatté par sa nomination aux Kora, il est aussi convaincu que «dans un continent comme l’Afrique, l’engagement doit être quotidien» et qu’il y a «mieux que les lauriers».

Quant à Kisito, nominé dans la catégorie du meilleur artiste Reggae d’Afrique de l’Ouest, il prépare depuis quelques mois la promotion de M’ba Yiri, son nouvel album. Créés en 1994, les trophées Kora de la musique africaine ont récompensé 197 artistes musiciens du continent et de sa diaspora. Les Kora ont aussi décerné des distinctions honorifiques à Nelson Mandela, Myriam Makeba, Graça Machel, Bill Clinton, Cheick Modibo Diarra, Koffi Annan, Alpha Oumar Konaré et Omar Bongo Odimba.  

Roger Niouga Sawadogo  


13/11/2008
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Musique/Halalh est dans la place

Le show-biz burkinabè s’est enrichi le week-end dernier (samedi 8 novembre 2008) d’un nouvel album. Il est l’œuvre de trois jeunes dont le nom du groupe « Halalh » digne en langue moaga. Un album de 8 titres qui ne manquera pas de faire trémousser les Burkinabè dans leur grande majorité, tant les sons qu’ils distillent sont captivants.

Le groupe Halahl a chauffé le temple de la musique Reem - Doogo

C’est au temple de la musique ouagalais (Reem doogo) que, Rasmané NITIEMA alias Raso, Abdoulaye SAWADOGO dit Ablo et Ousséni COMPAORE, le Black, ont choisi de se jeter dans l’eau trouble (plein d’épines et de ronces et de crocodiles) du show-biz national. Un plongeon qui n’est pas anodin. Et pour cause, nous sommes à quelques semaines des fêtes de fin d’année. Et les Burkinabè sont à cours de nouvelles sonorités. Si donc la promo prend, comme l’a annoncé le manager du groupe Zosué SANOU, Halalh devrait pouvoir faire la une des hits et chauffer les boîtes de nuit et autres bars dancings dans les semaines qui viennent. Des huit titres qui composent l’album, il y a trois titres qui m’ont accroché et qui vont accrocher. C’est le cas du premier titre «Espoir». Un titre qui est fort dansant en même temps qu’il secoue à travers la mélodie et son message qu’il véhicule. Le troisième titre «Toum- soogo» chanté en mooré dans un rythme de wiiré, wenéga, ne manquera pas non plus de faire trémousser les Burkinabè. Dans ce titre, les trois jeunes ont su doser les rythmes du terroir mossi qu’ils ont modernisés à merveille. Le cinquième titre «Rassan- daaga» est également dansant, festif, remuant. Mais plus encore, il rappelle à beaucoup les ferveurs des fêtes aux villages et ne manquera pas de faire trémousser les mélomanes dans les zones rurales. La force de frappe de l’album est la langue qu’utilisent les trois jeunes pour passer le message et faire danser les gens : le mooré. Raso, Ablo et Black manient le mooré comme Molière manie son français. Si fait que, ils sont allés puiser dans les tréfonds de notre terroir, le meilleur des sonorités qu’ils ont savamment mélangé. Et ça donne du goût et du plaisir. Mais que l’on soit clair, sans une promo de taille, cet album prendra comme feu de paille. Parce que, quoi qu’on dise, Floby, Yoni, Bilgo, etc., malgré le fait que leurs œuvres ont été écoutées dans tous les sens, ont toujours pignon sur rue. Non seulement ces noms-là sont devenus des labels de la musique burkinabè, et mieux, des titres comme (Rosine, Nabasga, Noglem, koglgo etc.,) font toujours du «tabac» dès que les DJ les jouent. Alors Halalh a donc intérêt à ne pas dormir sur ses lauriers. D’ailleurs on peut dire que ça commence mal pour eux. La dédicace de l’album s’est faite sans album. Pour dire que l’œuvre n’était pas disponible sur place, encore moins sur le marché. «Nous avons produit 200 cassettes et 2000 CD, mais notre producteur a eu un problème de bagage, si fait que la valise contenant les supports audios est restée à Tripoli en Libye. C’est ce qui explique que l’œuvre n’est pas disponible. Mais je rassure que ce n’est qu’une question de temps l’œuvre sera disponible d’ici la semaine prochaine.» A juré la main sur le cœur le manager Zosué SANOU. Le producteur qui n’est autre que le styliste modéliste Emmanuel VALLADE n’était pas présent à la cérémonie de dédicace. Ceci explique-t-il cela ? Attendons de voir !

Par Frédéric ILBOUDO


13/11/2008
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Kundé d’or 2008/Comme nous l’avions prédit

Comme nous l’avions prédit

L’artiste musicien YONI est depuis le vendredi 25 avril 2008, le Kundé d’or de la musique burkinabè. Un triomphe qui ne nous a pas surpris puisque, dans un de nos articles, nous prédisions que l’artiste avait les faveurs des pronostics. Pour une fois donc, le choix du public aura concordé avec celui du jury mettant du même coup, tout le monde d’accord.

Yoni confirme par le Kundé d’or 2008 que son titre de Kundé de l’espoir en 2005 était mérité.

Pendant que les amoureux de la trompette, de la flûte, de la guitare basse et solo se la coulaient douce du côté du centre culturel Georges Méliès, jazz à Ouaga oblige, le cœur de Améty MERIA, Baz BILL, et de YONI, battait plus que la chamade. La raison était toute simple : un jury devait décider de qui des trois allait être pour 365 jours, le porte étendard de la musique burkinabè. Pour l’édition 2008, le commissariat des Kundé a vu grand. C’est la salle climatisée du SIAO qui a accueilli l’évènement. Les petits plats ont été mis dans les grands pour assurer le show. Des artistes internationaux de renoms tels Aicha KONE, San Fan Thomas, Magic Systèm, ont apporté leur grain de sel pour agrémenter la sauce. C’est vrai, le public aurait voulu que Magic Systèm preste au moins deux fois et surtout joue son morceau fétiche «tapé dos», que San Fan Thomas et la diva Aicha KONE, aillent au bout de leurs tubes au lieu des pots pourris qui ont été servis mais, hélas, l’organisation en a décidé autrement et c’est peut-être tant mieux car plus on reste sur sa faim plus on en redemande et l’événement reste à jamais gravé dans la mémoire. Toujours est-il que la soirée fut féerique et chaque participant en a eu pour son compte, la communion ayant été faite entre jeune et vieille générations. L’autre nouveauté à féliciter, c’est le featuring qui a réuni sur le podium burkinabè et ivoirien pour chanter la paix. Floby, Sissao, l’enfant Siro, la Diva, etc. ont touché le public et les téléspectateurs par la sensibilité et l’originalité de leur action. Une originalité qui doit être encouragée et surtout se concrétiser par un album qui à coup sûr prendra et fera date dans les annales de l’histoire de la musique dans les deux pays frères et voisins.

Les K-Djoba ont été sacré Kundé de l’Espoir. Arriveront-ils comme Yoni à confirmer leur talent avec un Kundé d’or? L’avenir nous le dira.
Revenant à l’objet même de la soirée, il faut dire qu’au fur et à mesure que l’on avançait dans le spectacle, trois personnes devaient avoir le cœur à la gorge : les trois nominés. Le suspens était grand d’autant que tous les trois pouvaient prétendre au sacre, leur production récente étant à succès.
Cependant, lorsque fut distinguée Améty MERIA du Kundé de l’artiste féminin de l’année, les observateurs avertis savaient dès lors que les dés étaient jetés et que le Kundé d’or 2008 devait choisir entre Baz BILL et YONI. Dès lors que la diva de la musique burkinabè n’était plus dans la course, YONI se présentait seul dans le boulevard du succès. Et pour cause, les votes par SMS le donnaient déjà en tête. Et mieux, tous les ingrédients étaient réunis pour faire de lui le nouveau roi de la musique burkinabè. En 2005 il a été sacré Kundé de l’espoir. Le milieu du show-biz attendait son retour avec impatience. La sortie de son album «Koglego», deuxième de sa carrière est venue confirmer son talent d’espoir de la musique burkinabè. C’est donc sans surprise que YONI a été sacré. Ainsi, nous n’avons pas prêché dans le faux car dans «L’Opinion 448» nous annoncions que l’artiste YONI partait avec les faveurs des pronostics. La fête est donc finie, et YONI a triomphé. Cette année, l’enveloppe du Kundé d’or s’est alourdie (1 000 000 FCFA) sans oublier le prix du public que l’opérateur de téléphonie partenaire des Kundé offrait : 400 000 FCFA + un portable haut de gamme + 100 000 FCFA de communication. Le gain est donc juteux. Au-delà, c’est la musique burkinabè qui a triomphé.
Les Kundé s’installent définitivement comme la plus grande fête de la musique burkinabè. L’organisation doit gagner constamment en professionnalisme et puisqu’il s’agit de compétition, il y a nécessité de coller avec les réalités ambiantes
en établissant des critères d’appréciation qui ne souffrent pas de contestation.
Cette dernière remarque qui suscitait en nous inquiétude est revenue par la
bouche du président du jury Rémy DANDJINOU, qui a demandé au commissariat des Kundé de revoir les critères qui prévalent à la sélection des nominés. Pendant qu’on y est, pourquoi ne pas convoquer un atelier ou une journée de réflexion pour que les acteurs concernés se penchent sur la question ? Commissariat général des Kundé, la balle est dans votre camp.o

Par Frédéric ILBOUDO


02/05/2008
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Akon : chanteur et menteur ?


Ses bobards lui auraient fait gagner des millions

Chanteur de rap et R&B à succès, Akon aime à dire qu’il a passé plus de quatre ans de prison pour faits graves. Il s’est toujours présenté comme un bad boy, un profil apprécié du public rap. Une enquête du site américain The Smoking Gun brise le mythe.

 

Locked Up vous dit quelque chose ? Sorti en 2004, ce morceau à succès d’Akon a fait le tour du monde. Extrait de son premier album Trouble, celui-ci s’est vendu à près de quatre millions d’exemplaires dont 1,6 millions aux Etats-Unis. Il y évoquait son lourd passé de détenu. En effet, il prétendait à longueur d’interviews avoir passé plus de quatre ans et demi à l’ombre pour avoir dirigé un gang de voleurs de voitures il y a quelques années. Il disait aussi avoir participé à un braquage en voiture et échappé à la police, à de nombreuses reprises, après de longues courses poursuites... Finalement, ce ne serait que mensonges. Une enquête du site The Smoking Gun aurait révélé que ces histoires seraient fausses et qu’ils les auraient inventées pour mieux impressionner le public.  

Un beau baratin promotionnel

L’enquête a débuté à la suite à l’incident de juin 2007. Durant ce concert, Akon a balancé dans la foule un jeune adolescent qui lui aurait jeté un projectile. Le jeune avait atterri sur une adolescente qui a souffert d’une blessure à la tête. Plaidant "l’accident", il a finalement été relaxé. Selon les premiers résultats de l’investigation, il n’a été arrêté qu’une fois pour « possession d’armes ». Une arrestation qui ne lui a valu que trois ans de prison... avec sursis. Pas assez impressionnant à son goût. Il a (tout de même) été incarcéré pendant quelques mois après avoir été interpellé au volant d’une BMW volée. Mais devrait-on le féliciter parce que du coup ça fait moins de lui un menteur ? Sa version des faits se serait effondrée suite à des dénonciations faites par des personnes de son entourage estimant qu’elles ne recevaient pas un pourcentage assez élevé sur ses gains. Si cette histoire se confirme (et elle est en passe de l’être selon plusieurs médias américains), cette tactique aura été payante pour le chanteur. A 35 ans, le rappeur américano-sénégalais est comparé aux 50 Cent, Snoop Dog et autres Eminem et il est aujourd’hui à la tête d’une belle fortune. Jusque là, Akon n’a pas réagi à cette rumeur. Il est en passe de sortir un troisième album intitulé Acquitted. Lors d’une entrevue avec la presse américaine, Akon a déclaré avoir collaboré avec Mickael Jackson. « Michael a été la seule personne avec qui j’aurais pu collaborer », a-t-il ajouté. En parallèle, il prépare une autobiographie. Intitulé Thug Politics, cet ouvrage retracera sa carrière et devrait sortir en mai. Que va-t-il y raconter ? On attend son livre avec impatience.

 

 

 

 

 

 

 


25/04/2008
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Jazz à Ouaga/Comme un vin qui se bonifie

 

 

Comme un vin qui se bonifie

 

Ouagadougou abritera encore, du 25 au 3 mai prochain, son festival de jazz. Comme chaque année,  et ce depuis 1992 les férus de la trompette, de la guitare solo, du Djémbe, de la Kora, des voix rock, graves, vont encore vibrer. A l’affiche, de grands noms tels Ray LEMA de la RD Congo, BA CISSOKO de la Guinée, Roland TCHAKOUNTE  du Cameroun, Mike DEL PIERRO TRIO de la Hollande, sans oublier notre Bil Aka national etc., vont mettre le feu aux CCF.

 

Après 16ans d’existence, jazz à Ouaga a fini de convaincre. Au file des années, le festival s’est imposé comme étant le tremplin de  l’élévation de cette musique considérée jusqu’alors pour les élites. En 16 ans, l’association jazz à Ouaga a apporté et approché le jazz aux burkinabè toute tendance et condition sociale confondues. Mais pour en arriver là, l’équipe de jazz à Ouaga a fait un travail de fonds.

Le staff en charge de l'organisation au cours de la conf de presse

 

Dans la sensibilisation des artistes, et celui des populations. « Nous nous privilégions des artistes qui ont du cœur, des artistes qui ont envi de partagé leur passion de la musique et de leur recherche musicale », a affirmé Anselme SAWADOGO, trésorier  de l’association lors de la conférence de presse donnée à l’hôtel Silmandé le 12 Avril 2008. Placé sous le thème  « le jazz dans la cité : un facteur de développement local » le festival veut, dans ce contexte de mondialisation, faire de la culture le vecteur de développement économique et social. Les promoteurs de jazz à Ouaga s’inscrivent dans cette dynamique qui est que la culture est le moteur de tout développement. Pour eux : « Depuis quelques temps déjà, les autorités politiques du BF ont maintes fois souligné que l’avenir économique et touristique de notre pays passait par la culture.

Plus que jamais, la culture est au coeur de la ville.

Mais combien d’autorités politiques, surtout au niveau décentralisé font sienne cet état de fait.

A leur décharge, nous comprenons qu’entre les urgences au niveau de la santé, de l’éducation ou de l’accès à l’eau potable, il n’y ait plus beaucoup de place pour la culture, le divertissement, la musique. Ne se trompent-ils pas ? » Une chose est sur la culture participe pour beaucoup dans au développement du Burkina. D’où la volonté de jazz à Ouaga à cette édition de décentraliser le festival dans des villes comme Bobo, Kaya, Yako, Zorgho,  et Pô.

 

Le plateau artistique

Jazz à Ouaga 2008 c’est, le Festival de musique jazz et apparentées, avec des artistes de renommée internationale qui animeront pendant 10 jours, des concerts de jazz, blues,… dans une ambiance de partage et de passion musicale. Il s’agit de : Ray LEMA (RD. Congo), Ba CISSOKO (Guinée), Les WOODY (Côte d’Ivoire), Roland TCHAKOUNTE blues trio (France Cameroun), Raaga Trio (Suisse Mali Burkina), Djmawi Africa (Algérie), Mike Del Ferro Trio (Hollande), Etienne Mbappé (Cameroun), Jean GOUBALD (RD. Congo), Yapa jazz Quartet (France), Bil Aka Kora (Burkina). L’innovation de cette édition c’est le concours de musique que jazz à Ouaga initie dénommée « Jazz Performance 2008 » est un événement musical mettra en valeur les jeunes talents et leurs créations inédites. Il s’agira de faire en sorte que la programmation des artistes locaux qui se fait traditionnellement lors des 1ères parties des concerts soit le socle de ce concours. Au finish trois prix (le saxo d’or, 1000 0000 le saxo d’argent  650000fcfa, et le saxo de bronze 350 000 FCFA)  seront décernés aux meilleurs.

Frédéric ILBOUDO

 


14/04/2008
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