Tendance Culture

Tourisme


La zone de l'Est du Burkina/Un paradis de tourisme cynégétique

 

Un paradis de tourisme cynégétique

La zone de l'Est est celle du tourisme cynégétique par excellence. Elle comporte de nombreuses réserves de faunes ainsi que des parcs nationaux. Les plus prestigieux de ces parcs sont ceux de Pama, d'Arly et du W, constituant un ensemble de 481 000 hectares de forêts. C'est la zone des professionnels de chasse et des amateurs de tourisme de vision. On y rencontre des éléphants, des lions, des buffles, des bubales, des lièvres, des pintades sauvages... Au-delà de la chasse et du safari, la zone de l'Est offre également un tourisme de rencontre et de découverte d'une riche typologie de sites. En matière de potentialité de pêche, la zone dispose de plus de 3 000 ha de plans d'eau.

Le géant baobab aux traces de sabots

Selon la légende, Yemdabri, le 14e roi du Gulmu dans la province du Gourma, pour échapper à la furie de l'envahisseur serait monté sur un baobab avec son cheval. Il n'en redescendra qu'à la fin des hostilités. Des traces

Quand le Burknia rythme aux pas des masques.

censées être celles des sabots de ce cheval "sauveur" sont encore visibles sur le tronc de ce géant arbre millénaire au cœur de la ville de Fada N'Gourma.La tradition fait de ce baobab aux traces de sabots un arbre sacré et protégé, chargé de symboles et d'histoire. Compte tenu de son caractère spécifique et des attributs qui lui sont reconnus, cet arbre ne se visite qu'en compagnie des notables de la ville.

Les grottes des doléances

Au sortir de Fada N'Gourma, sur la route nationale n° 4, un site lithique est à visiter absolument. C'est une succession de collines avec une flore abondante, abritant de nombreuses grottes qui ont servi jadis de refuge aux Gourmantchés lors des conquêtes territoriales. Des rites non ouverts au public y sont effectués régulièrement par les notables de la ville. A l'occasion, diverses doléances sont posées aux mânes. Pour visiter ce site dénommé : "Les collines de Nalambou", il faut au préalable avoir l'autorisation de la famille royale qui délègue un notable pour vous y conduire en toute quiétude, à l'abri du gourou des maîtres des lieux.
A 2 km de la ville de Pama, le visiteur peut également admirer un autre site naturel constitué d'une grotte qui, elle aussi, aurait servi de refuge à la population de la ville lors des attaques guerrières. Elle renferme des objets usuels d'antiquité qui sont un témoignage vivant de l'histoire des Gourmantchés de la région. Selon la révélation des notables, ces objets du fait de leur caractère sacré ne peuvent ni être emportés ni être subtilisés. Sur les indélicates personnes qui oseraient pareil délit, la grotte se refermerait aussitôt. Des rites traditionnels s'y tiennent à chaque fin de saison.

Des rochers et des falaises à contempler

A Pama, on y rencontre un autre site naturel lithique d'attrait. Il s'agit d'une large plate-forme rocheuse sur laquelle y sont incrustées des traces bien visibles. Ces traces sur les rochers sont le témoignage de la férocité des combats que Diaba Lompo a livré durant son règne contre l'envahisseur. Pour les notables de la localité, les pouvoirs occultes dont jouissait cet homme, lui permettraient de fendre le rocher d'un coup de lance, d'y imprimer des traces par pression des pieds. Les visites de ce site sont obligatoirement précédées de rites exécutés par les notables.
Les falaises de Gobnangou dans le village de Tambaga sont une chaîne de montagnes constituant un site naturel reliant le Burkina, le Bénin et le Ghana. Le silex est l'élément dominant de ces falaises. De forme superposée et entaillée, ces falaises sont de beaux contours de la nature que l'on ne se lasse pas d'admirer. Surtout le long des voies d'accès qui côtoient ce joyau de la nature.

Des parcs et réserves de faunes à gogo

L'Est du Burkina Faso du fait qu'il a su conserver sa flore et sa faune abondantes et variées dispose des plus grands parcs et réserves du pays. Ainsi, le village de Pama, à 325 km de Ouagadougou abrite un site naturel floristique et faunique d'envergure. Ce sont des parcs nationaux qui regorgent de presque toutes les espèces ouest-africaines. On rencontre plus de 35 espèces dans la zone. Des campements pour l'accueil des visiteurs y sont installés par de nombreux concessionnaires, développant ainsi la chasse, le safari de vision et la pêche. Autre site naturel floral et faunique, le Parc national d'Arly dans le département de Logobou à 520 km de Ouagadougou. C'est une réserve de faunes, fortement giboyeuse. En hivernage, cette zone est fréquemment inondée, donc difficilement accessible à cette période de l'année. Au cœur du parc, le Safari Hôtel de Arly constitue un site architectural pour rendre votre séjour agréable. Dans la zone, les formes d'exploitation sont la petite chasse, la grande chasse, la chasse mixte et le tourisme de vision. La pêche n'est pas en reste car la zone de l'Est fournit une bonne part du poisson alimentant les grandes villes du Burkina. Pour exemples, on peut citer les campements de pêche de Kompienga et de Tounga. Ce sont deux sites naturels hydriques où de nombreux bozos (pêcheurs traditionnels) s'activent quotidiennement pour sortir le poisson qui alimente même certains pays voisins. Les plans d'eau sont aménagés pour accueillir des randonnées en pirogue avec excursions dans les familles de pêcheurs dont les abris sont des huttes sommairement installées, des cases en toit de chaume et des hangars rustiques. Les femmes des pêcheurs occupent l'essentiel de leur temps à fumer le poisson, fort prisé à cause de son goût pour les plaisirs culinaires. L'accès à ces campements de pêche est très difficile en hivernage. Dans le département de Tansarga, le village de Kombougou offre de très belles chutes d'eaux à l'image de celles de Tanougou au Bénin, toutes issues des falaises de Gobnangou. C'est un beau site naturel hydrique. A voir également, le barrage hydroélectrique de la Kompienga. Un joyau pôle de production d'électricité alimentant Ouagadougou et les villes moyennes traversées par le réseau. Les bas côtés du barrage sont aménagés en plaines agricoles productrices de pastèques, de tomates, de bananes, de maïs et de riz. La visite des installations est soumise à autorisation préalable. Le barrage de Diapaga est également d'intérêt à cause de son vaste projet fruitier qui procure aux populations et visiteurs des fruits et des légumes divers sur plus de 10 hectares irrigués par des motopompes.

Les tombes royales

A 25 km de la Kompienga, dans le village de Diabiga se dresse un site historique : les tombeaux des chefs gourmantchés. C'est là où sont enterrés tous les grands chefs qui ont régné sur cette partie du Gourma. Chaque année, des cérémonies rituelles y sont célébrées aux fins de remercier ces devanciers de toujours intercéder auprès des ancêtres pour la satisfaction de diverses sollicitations : bonne pluviométrie, paix sociale, protection de la région... Bref, par leurs intercessions, les vivants sont en contact permanent avec le monde d'outre-tombe. Sur les lieux, chaque tombe est matérialisée par de grosses jarres, toutes aussi anciennes que les demeures des occupants. Lors de la visite de ce site, l'occasion est donnée aux visiteurs d'apprendre un peu de l'histoire royale de cette partie du grand Gourma.

Une riche culture à découvrir

La zone de l'Est est celle d'une riche culture dans un cadre naturel. L'artisanat utilitaire se rencontre à Fada N'Gourma, à Yargatenga et à Mahadaga avec les centres de formation pour handicapés en soudure, menuiserie, couture, tissage, en fabrication de chaises, de canapés, de lits en bois tissés... Les pensionnaires confectionnent sous les yeux des visiteurs et avec une dextérité admirable, différentes pièces pour leur plaisir. A Botou, dans le département de Kantchari, des tisserands, réunis en coopérative s'investissent dans la confection de très belles pièces d'étoffes en cotonnade traditionnelle, sous de très beaux motifs. Ce sont des tisserands de renoms dont les plus prestigieux habillent les chefs de la contrée. Les populations de Tansarga, à 2 km de Diapaga, elles s'adonnent à la sculpture de bois. Les produits sont de belles pièces bien travaillées et modelées, représentant des hommes, des animaux... Les sculptures les plus renommées vont orner les cours royales.

Des marchés traditionnels d'attrait

Dans la zone de l'Est, il se déroule un certain nombre de cérémonies culturelles avec le plus souvent des pratiques rituelles ou festives. Ce sont essentiellement les funérailles, les cérémonies de circoncision ou d'initiation et des festivals de promotion des cultures des terroirs. Dans certaines localités, ces rituels et cérémonies s'accompagnent de sorties de masques. Ils se déroulent le plus souvent en saison sèche. Comme événements culturels, il importe de citer le Festival Djeka de Garango, la fête de l'Arachide en pays bissa, une région réputée pour sa production et surtout sa consommation arachidières. Autres manifestations à vivre, le Festival de la musique et des arts du Boulgou (Tenkodogo), les Journées du Tancala, un festival de musiques et danses gourmantchées accompagnées de géomancie et d'animations diverses, le Festival des arts et de la musique du Liptako Gourma (FAMLIGO), le Festival d'expression culturelle et artistique (FIESTA), Koupéla expo, un festival de danses traditionnelles, de concerts modernes et d'exposition...
Des manifestations socioculturelles et économiques, il en existe également dans la zone de l'Est. Entre autres, on peut citer le marché de bétail de Fada, les marchés traditionnels de Nagré, de Diapaga qui sont des lieux de rencontres informelles. On y trouve des produits du cru, de l'élevage, de l'artisanat, de la poterie... Sans oublier le marché de Pouytenga, un marché qui a un impact socio-économique sur la région et même sur tout le pays.
Des excursions sont possibles à partir de Ouagadougou vers la zone de l'Est par le biais des sociétés de transports. Dans le Gourma, précisément à Fada, le touriste pourra rendre une visite de courtoisie et d'hommage à sa Majesté le roi du Gourma ou dans le Boulgou, à sa Majesté, le chef de Tenkodogo. Les visites royales offrent à voir des pans demeurés intacts des us et coutumes gourmancéma et mossi. Alors... bonnes excursions dans cette zone aux milles merveilles, un paradis de tourisme cynégétique par excellence.


04/02/2008
0 Poster un commentaire

Tourisme : Le musée de la bendrologie de Manéga

Tourisme : Le musée de la bendrologie de Manéga

jeudi 31 janvier 2008.
 
Le pavillon de la mort où sont exposés et célébrés les rites de la mort en pays des mossé ; Le Pavillon younyonsé où sont exposés les Yakouga ou pierres tombales à effigies d’hommes datant de plusieurs millénaires. Le musée renferme également une gamme variée d’objets sacrés.

Sous réserve des extensions et acquisitions en cours, le Musée présente : . 500 masques sacrés ayant tous participé à des rituels devant des morts ;

. Plusieurs dizaines de Yakouga ou pierres tombales à effigies d’hommes datant de plusieurs millénaires et dont l’âge des roches se situe entre 2 600 000 000 d’années et 1 600 000 000 d’années, éléments des plus anciens des cultures d’Afrique ; . 200 fusils à pierre d’avant souvent l’époque coloniale ; . Le Pavillon de la Mort où l’homme déchaussé, décoiffé, doit rentrer et sortir à reculons, prescription de l’au-delà ; . Les Empires culturels, Dogon, Peulh, Bobo, Mossé, Sénoufo, Nuni. La Case noire des mystiques Younyonsé, etc. ; Des Grands prix nationaux d’art des bronziers antiques à cire perdue du Burkina Faso. Des acquisitions d’autres musées ; . Des immobilisations impressionnantes, répliques authentiques des habitats traditionnels ; . Des salles aménagées libres pour colloques ou congrès, d’évasion ou de recueillement, loin des bruits et tumultes de la ville ; . Des objets souvenirs et ouvrages du fondateur.

Les masques du musée

Il existe au Musée de Manéga plusieurs centaines de masques venant de divers milieux culturels du Burkina Faso et de la région ouest-africaine. On distingue :
- Les masques Younyonsé ;
- Les masques Karinsé ;
- Les masques Nuni ;
- Les masques bobo

Les habitats du musée

Des types d’habitats peuvent être visités au musée de Manéga. Il s’agit de l’habitat peul, de l’habitat bobo, de l’habitat senoufo, de l’habitat mossi et de l’habitat kasséna.

Sites sacrés

Aux alentours du musée, des sites sacrés et lieux pour rituels initiatiques peuvent être visités.

Les visites au musée

Le tarif de visite au Musée est de 2000 F par personne. Cependant, il existe des coûts révisés allant de 250 à 1 000 F pour écoliers, élèves et étudiants. Possibilité de restauration par mets traditionnels et modernes (sur demande 48 h à l’avance et avec un minimum de 05 personnes). Possibilité de séjour : Motel de 12 chambres en milieu rural. Le Musée de Manéga est situé à 50 kilomètres au nord de Ouagadougou dans la province d’Oubritenga.

Sidwaya-


31/01/2008
0 Poster un commentaire

Recherche

Vous recherchez ? :