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Une SNC peut en cacher une autre

Une SNC peut en cacher une autre

 

La semaine nationale de la culture, ce n’est pas seulement la GPNAL, encore moins les sports traditionnels, la compétition en art culinaire. La SNC, c’est aussi et surtout d’autres activités qui drainent des centaines de milliers de bobolais et de festivaliers tous les matins,  tous les soirs, toutes les nuits. Une semaine nationale de la culture sans  cette « autre SNC » sera à coup sur un fiasco. L’autre SNC indispensable, c’est….

 

 

La foire

 

Aménager à l’intérieur même du siège de la SNC, la foire est un espace de rencontre, d’échange. Un lieu où se côtoie artisans, hommes d’affaires, industriels, ou simples commerçants de marchandises diverses. La foire c’est aussi les restaurants, les bars et autres maquis aménagés pour la circonstances, où la bière, les brochettes et autres porc au four sont appréciés que ceux de n’importe quels autres coins de la ville SNC oblige. La foire, c’est aussi ces centaines de milliers de visiteurs au quotidien. Un espace ou jeunes, vieux, enfants, femmes et hommes se bousculent pour satisfaire leur curiosité. C’est dans en ce lieu qui est devenu, en l’espace d’une semaine le centre du Burkina qu’a choisi un couturier « ISS CREATION » Issa SAWADOGO pour faire la promotion de ses créations. Travaillant spécialement avec le Faso dan fani Issa sawadogo fait de la promotion de ce tissu burkinabè son combat. A travers défilés, expositions au Burkina et dans la sous région, il veux démonter que cette matière qu’est le Faso da fani a des vertus qu’il faut savoir mettre en valeur. ISS création fort de son expérience (15 ans dans la couture et la création) projette initier un défilé de mode à la 15ème édition de la SNC.

Issa sawadogo  de "Iss créationé"l'homme qui fait la promotion du faso dan fani 

 

A la foire on pouvait également apercevoir un car original qui attisait la curiosité : C’est Gar’ art. Un nouveau concept initié par des artistes plasticiens qui vise rapprocher l’art des populations. « Si les burkinabè ne veulent pas aller vers l’art, l’art ira vers eux » soutient le concepteur.  A l’intérieur du car qui a quitté Ziniaré  pour Bobo après près de 30heures de route, on peut trouver des  tableaux, des sculptures, des batik etc. Un vernissage tout aussi original que le cadre qui l’abrite. Les promoteurs de Gar’ art outre la promotion des objets d’art qu’ils font, essayent de donner un autre regard que les burkinabè ont de leur artistes et de leurs œuvres.  Une attraction  que les visiteurs n’ont pas manquer de saluer à sa juste valeur. A la foire, on voit du tous, on rencontre tous.

Amener l'art vres les population, c'est l'objectif de Gar'art

 

C’est le cas du secrétariat national pour la bonne gouvernance. Une structure qui a tenue à être présent à cette SNC pour amener les burkinabè à comprendre que les questions de bonne gouvernance n’est pas le seul apanage des gouvernants, mais de l’ensemble des burkinabè. Un message qui semble être passé puisque les milliers de dépliants se sont envolés comme des petits pains, puisque réclamés par les festivaliers.

 

Plateaux artistiques

 

Pendant Toute la semaine de la culture, il y a des espaces qui n’ont pas désemplis et ce jusqu'à des heures tardives. Pour cause, une palette de vedettes  de la musique moderne, et celle traditionnelle prestent tous les soirs. Dépêcher expressément de Ouagadougou ou de leur province d’origine, ils tiennent en haleine  pendant des heures, un public qui en redemande.

 

Que

Les plateau artistique ont tenu en haleine les bobolais toutes les nuits

 

ce soit la place Thiéffo Amoro, la place Dafra, etc, tous ce qu’il y a de crème musicale, de conte, sont passés sur ces podiums. Pendant que le duo d’enfer Kanzaï et KPG faisait sensation en soulevant foule  à la place Thiéffo Amoro, la belle Béki, la charmante DAISY Franc, ou encore la balèze SISSAO,  et bien d’autres comme DICK Marcus,  la Cours Suprême, ou encore les yéleen mettaient le feu soit à la place Dafra, soit sur d’autres podiums.  Une programmation qui  a eu le mérite de tenir éveiller bobolais et autres festivaliers tous les soirs sur de podiums d’enfers.  La SNC c’est aussi un lieu de découverte de nouveaux talents. C’est ce à s’est attelé Jacob YARA, coordonnateur des nuits atypiques de Koudougou pendant toute la semaine de la SNC. Comme on le sait, les NAK constitue également pour notre pays un grand rendez vous culturel pendant laquelle des artistes burkinabè sont promus. En faisant le déplacement de Bobo, Jacob YARA des NAK espère dénicher des perles rares pour les prochaines nuits atypiques, mais aussi et surtout s’inspirer de l’organisation de la biennal de la culture burkinabè. Une présence qui n’est pas passée inaperçu chez les artistes.

Frédéric ILBOUDO  

 

 



02/04/2008
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