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Jazz à Ouaga/Comme un vin qui se bonifie

 

 

Comme un vin qui se bonifie

 

Ouagadougou abritera encore, du 25 au 3 mai prochain, son festival de jazz. Comme chaque année,  et ce depuis 1992 les férus de la trompette, de la guitare solo, du Djémbe, de la Kora, des voix rock, graves, vont encore vibrer. A l’affiche, de grands noms tels Ray LEMA de la RD Congo, BA CISSOKO de la Guinée, Roland TCHAKOUNTE  du Cameroun, Mike DEL PIERRO TRIO de la Hollande, sans oublier notre Bil Aka national etc., vont mettre le feu aux CCF.

 

Après 16ans d’existence, jazz à Ouaga a fini de convaincre. Au file des années, le festival s’est imposé comme étant le tremplin de  l’élévation de cette musique considérée jusqu’alors pour les élites. En 16 ans, l’association jazz à Ouaga a apporté et approché le jazz aux burkinabè toute tendance et condition sociale confondues. Mais pour en arriver là, l’équipe de jazz à Ouaga a fait un travail de fonds.

Le staff en charge de l'organisation au cours de la conf de presse

 

Dans la sensibilisation des artistes, et celui des populations. « Nous nous privilégions des artistes qui ont du cœur, des artistes qui ont envi de partagé leur passion de la musique et de leur recherche musicale », a affirmé Anselme SAWADOGO, trésorier  de l’association lors de la conférence de presse donnée à l’hôtel Silmandé le 12 Avril 2008. Placé sous le thème  « le jazz dans la cité : un facteur de développement local » le festival veut, dans ce contexte de mondialisation, faire de la culture le vecteur de développement économique et social. Les promoteurs de jazz à Ouaga s’inscrivent dans cette dynamique qui est que la culture est le moteur de tout développement. Pour eux : « Depuis quelques temps déjà, les autorités politiques du BF ont maintes fois souligné que l’avenir économique et touristique de notre pays passait par la culture.

Plus que jamais, la culture est au coeur de la ville.

Mais combien d’autorités politiques, surtout au niveau décentralisé font sienne cet état de fait.

A leur décharge, nous comprenons qu’entre les urgences au niveau de la santé, de l’éducation ou de l’accès à l’eau potable, il n’y ait plus beaucoup de place pour la culture, le divertissement, la musique. Ne se trompent-ils pas ? » Une chose est sur la culture participe pour beaucoup dans au développement du Burkina. D’où la volonté de jazz à Ouaga à cette édition de décentraliser le festival dans des villes comme Bobo, Kaya, Yako, Zorgho,  et Pô.

 

Le plateau artistique

Jazz à Ouaga 2008 c’est, le Festival de musique jazz et apparentées, avec des artistes de renommée internationale qui animeront pendant 10 jours, des concerts de jazz, blues,… dans une ambiance de partage et de passion musicale. Il s’agit de : Ray LEMA (RD. Congo), Ba CISSOKO (Guinée), Les WOODY (Côte d’Ivoire), Roland TCHAKOUNTE blues trio (France Cameroun), Raaga Trio (Suisse Mali Burkina), Djmawi Africa (Algérie), Mike Del Ferro Trio (Hollande), Etienne Mbappé (Cameroun), Jean GOUBALD (RD. Congo), Yapa jazz Quartet (France), Bil Aka Kora (Burkina). L’innovation de cette édition c’est le concours de musique que jazz à Ouaga initie dénommée « Jazz Performance 2008 » est un événement musical mettra en valeur les jeunes talents et leurs créations inédites. Il s’agira de faire en sorte que la programmation des artistes locaux qui se fait traditionnellement lors des 1ères parties des concerts soit le socle de ce concours. Au finish trois prix (le saxo d’or, 1000 0000 le saxo d’argent  650000fcfa, et le saxo de bronze 350 000 FCFA)  seront décernés aux meilleurs.

Frédéric ILBOUDO

 



14/04/2008
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